Le Sanctuaire d’Apollon

J’avais prévu une journée entière pour le musée de Delphes, le Sanctuaire d’Apollon et d’Athéna Pronaia. En fait, il nous a fallut une grosse demi journée (environ cinq heures).

Même si le sanctuaire d’Apollon est composé d’un nombre important de monuments, leurs découvertes en est rendu extrême facile par leurs proximités. Les différents édifices du sanctuaire sont concentrés à flanc de montagne planté de cyprès et d’oliviers. Cette particularité devait accentuer la magnificence du lieu.

 

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Aujourd’hui, je trouve que cela rehausse l’ecrain naturel qui réduit un chef d’oeuvre de construction humaine à des ruines, traces éphémères d’un passé glorieux. Comme si le séisme au 4e siècle, qui a détruit le temple d’Apollon, finalement n’était que le message d’une nature trop souvent violée. Une façon de reprendre ce que l’homme lui a pris de force.

Il est alors amusant d’écouter les commentaires des touristes se presant devant des pierres alignés par la main de l’homme en ocultant celles qui les entoures, érigées par une main invisible mais impérieuse.

Un peu plus tard dans le musée, j’ai eu un autre sujet de réflexion. Que penser des groupes scolaires saoulés par le « verbiage » de leurs guides ou encore des couples se prenant en égoportrait (selfie) avec leurs photophone devant les divinités statufiées du musée ?

 

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Le sanctuaire d’Athéna était étrangement vide… Comme si les trois cent mètres à marcher agissaient comme un paravent. Masquant l’un des monuments les plus remarquable de Delphes aux regards des touristes trop pressés de reprendre leurs bus vers une autre étape d’un cycle touristique bien rodé.

 

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